LA MÉDIATION - LES MÉDIATIONS

C'est devenu un terme à la mode. Qu'un conflit éclate au sein d'une entreprise, entre deux nations, entre voisins, entre communautés ... On nomme un médiateur. Lorsqu'un conflit oppose les membres d'une même famille, un médiateur peut également intervenir.
Pour mieux se repérer on peut distinguer :

La médiation sociale qui vise à la pacification des relations sociales - en particulier de quartier.

La médiation en milieu scolaire en vue de promouvoir l'éducation à la citoyenneté.

La médiation pénale inscrite dans le code pénal comme préalable possible à l'action publique en vue de la réparation d'un dommage. Elle s'exerce sous mandat du Procureur de la République y compris en matière familiale.

La médiation familiale qui vise à la restauration des liens familiaux, en particulier dans les cas de séparation et de divorce avec, pour principal objectif, la prise en compte de l'intérêt de l'enfant et de sa protection.

Elle est inscrite dans le Code Civil à l'article 373-2-10 

QU'EST-CE QUE LA MÉDIATION FAMILIALE ? 


La médiation familiale, notamment en matière de séparation et de divorce, est un processus de gestion des conflits dans lequel les membres de la famille demandent ou acceptent l'intervention confidentielle et impartiale d'une tierce personne : le médiateur familial. L'adhésion des deux parties est donc une condition nécessaire pour permettre la mise en place du processus de médiation familiale.

On distingue deux cadres d'intervention :
la médiation familiale judiciaire dite «ordonnée»
et la médiation familiale indépendante dite «volontaire».
Dans la pratique, elles suivent le même déroulement et peuvent intervenir avant, pendant ou après une procédure judiciaire. S'agissant de la médiation judiciaire, l'article 131-4 du décret du 22/07/96 énonce que « la médiation" peut-être confiée à une personne physique ou à une association.

La médiation familiale repose sur trois principes

La confidentialité : le médiateur ne doit pas révéler les informations ayant émergé au cours des entretiens.
L'impartialité (ne pas prendre parti) et la neutralité (ne pas juger)
La co-responsabilité
Le médiateur n'est ni conseiller conjugal, ni thérapeute ; il doit s'assurer du bon positionnement des parents et pour cela distinguer les éléments propres à la situation conjugale et l'exercice de la parentalité.

La médiation familiale poursuit deux objectifs principaux

L'accompagnement des personnes en conflit vers la recherche de solutions mutuellement satisfaisantes pour elles-mêmes et leurs enfants,
* lors des procédures de divorce ou d'une simple séparation de corps
* dans le cadre des conflits intergénérationnels.
Le rétablissement ou l'établissement « d'une communication parentale minimale fonctionnelle » qui leur permettra de mettre en œuvre leurs accords et de les adapter à l'évolution des besoins de leurs enfants.

L'outil, que représente la médiation familiale, ne doit pas être pensé comme un recours ultime pour débloquer une situation de conflit. Il doit permettre avant tout d'aider et d'accompagner les parents dans l'organisation de leur séparation. La médiation doit rester un processus, non une procédure de séparation.

 

LES PHASES DE LA MÉDIATION FAMILIALE

Les différentes phases sont construites à partir de quatre questions :

Quelle est la nature du conflit ? C'est la recherche d'informations qui permet au médiateur de recueillir les informations nécessaires à l'identification du conflit.

Pourquoi ce conflit ? Chacun des deux protagonistes va argumenter, donner sa réalité de l'histoire, de l'identification du conflit. Le fait de pouvoir exprimer le ressenti émotionnel en présence de « l'autre » permet de commencer à individualiser les positions et modifier le mode d'écoute et de communication.

Comment le gérer ? Comment trouver des solutions satisfaisantes, prenant en compte les besoins de chacun ? Il s'agit alors de développer des options, des stratégies.

Enfin, la quatrième phase qui constitue une synthèse des trois autres phases : qui fait quoi ? A quel moment ? Comment ? Où ? Nous abordons là, la dernière partie du processus, les décisions sont entérinées et constituent le projet d'entente.

Chacune des étapes va permettre la construction progressive du projet d'entente, qui représente l'organisation des relations familiales post-séparation. Les entretiens sont au nombre de six à douze, répartis sur une période de trois à six mois. Chaque rencontre est d'une durée d'environ deux heures. La participation financière est définie avec le médiateur dès le premier entretien.
En amont il convient cependant de :
faire venir les deux parents en médiation
Vérifier la décision de la séparation
Ce n'est que lorsque ces deux points sont réalisés que le processus est enclenché ; la signature d'un contrat représente l'engagement des parents et du professionnel.

Médiation 65 - www.mediationfamiliale65.org - 27 rue Gonnès - 65000 Tarbes - Tél : 05 62 93 04 35 - sauvegarde.65@wanadoo.fr